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Gros travaux sur le site - Repasser fin janvier 2015

Vous trouverez bientôt en 2015 sur ce site 7 chapitres sur la gestion des émotions, des relations et du stress.

La page "Les dossiers de la honte" rassemble désormais les informations sur la honte, ainsi que les articles d'actualité au fil des années.

Les émotions et sensations

 « C’est quand le bonheur, c'est quand le bonheur..... ? » - Cali 

En résumé, 10 points clefs sur les émotions

1.     On recherche souvent le bonheur et l’amour dans la vie.

2.     Le bien-être ou l’état de bonheur se vivent uniquement par le ressenti, c'est-à-dire par les impressions, sensations et émotions du corps.

3.     L’amour est une émotion qui se sent, par une ouverture et une qualité de vrai contact avec autrui.

4.     Il y a 7 émotions de base dans le cerveau humain. Peu de gens les connaissent vraiment car on ne nous apprend pas à l’école les 7 émotions et leur fonctionnement.

5.     Le neuroscientifique Antonio Damasio a  prouvé en 1995 avec son livre « L’Erreur de Descartes : la raison des émotions » que le cerveau émotionnel impacte en priorité le cerveau, en d’autres termes que l’émotion (cerveau limbique et reptilien) prime sur la raison (cerveau au niveau du cortex). Le cerveau émotionnel et corporel fait la loi en nous.

6.     On nous apprend dans la vie surtout à faire attention à ce qui se passe à l’extérieur de nous, pas à faire attention à nos émotions et à nos besoins internes. Penser et agir sont acceptables socialement, sentir l’est beaucoup moins.

7.     On peut apprendre à gérer l’expression de ses émotions et  la satisfaction de ses besoins. Les connaissances commencent maintenant à être plus facilement accessibles et vérifiables dans ce domaine.

8.     Pouvoir parler librement de ses émotions et pouvoir dire la vérité sur soi sont des choses rares. Beaucoup de gens ont appris à dissimuler ce qui se passe en eux.   

9.     Les dysfonctionnements émotionnels sont liés à « la cocotte minute » émotionnelle que devient notre corps au fur et à mesure qu’il encaisse les évènements difficiles de notre vie. « La  cocotte minute » émotionnelle et corporelle se ferme avec 13 verrous.

10.   La répression des émotions est un phénomène mondial. Partout dans le monde, on ne sait pas comment faire avec les émotions, et on nous apprend à masquer notre vécu, à ravaler nos souffrances et à faire croire aux autres que tout va très bien. Les principes de « la pédagogie noire »  (Alice Miller) et de « la cuirasse émotionnelle » (W.Reich) sont toujours d’actualité dans le monde.

Mesure l’importance du cerveau émotionnel et corporel

La quête du bonheur et la recherche de l’amour sont des choses simples lorsqu’on s’intéresse à ce qui se passe à l’intérieur de soi, plus exactement au cerveau émotionnel et corporel. Malheureusement, ce chemin intérieur n’est pas celui qu’on nous apprend car socio-culturellement la répression des émotions domine mondialement. La loi du silence est là lorsqu’il s’agit de parler vraiment d’intimité, des bobos de l’existence, des choses qui marquent une vie, qui brisent un cœur et une enfance. On nous apprend à faire des choses, à penser, rarement à sentir, encore moins à gérer nos émotions et à parler vrai. A ce titre, il est intéressant de se rappeler que l’on sait aller sur la lune depuis longtemps mais qu’on ne sait pas encore précisément comment marche le cerveau. Le président Obama vient juste par exemple de lancer le programme de recherche sur le cerveau Brain Initiative.

Le cerveau émotionnel et corporel est celui qui conditionne notre état interne, nos pensées et notre bien-être via le cerveau reptilien (le cerveau automatique de gestion des fonctions vitales), le système limbique (le cerveau de réaction et d’adaptation des émotions) et le système nerveux (le système d’activation et de détente). Antonio Damasio l’a prouvé scientifiquement dans les années 1990, et l’importance des émotions est reconnue de façon croissante avec les progrès de la neurobiologie. Les recherches sur le cerveau montrent chaque jour leur impact.

Si vous voulez être heureux, le plus important est de se souvenir de deux choses. Tout d’abord que le bien-être se sent tout simplement ici et maintenant, il s’agit de le sentir avec son corps à travers ses sensations et émotions, souvent avec de la joie ou de l’amour. La deuxième chose est de se souvenir que nous nous transformons généralement en « cocotte-minute émotionnelle » au fur et à mesure que nous grandissons, à force d’encaisser les évènements difficiles, à force de taire les petites et grandes blessures. Notre corps absorbe la souffrance, il l’encaisse dans un monde où il n’y a pas de place pour les émotions gênantes et les sujets tabous qui font mal. Au final, sentir devient désagréable ou impossible dans un corps où les tensions et les problèmes s’accumulent, et où le corps essaie de bloquer les sensations de mal-être de façon chaotique faute de pouvoir s’en libérer. Nous reviendrons plus tard sur cette liberté, qui est à retrouver pour sa santé, liberté d’ « ex-pression » comme anti-dote à la « dé-pression »….vous voyez déjà peut-être déjà mieux où je veux en venir, notamment avec la loi du silence.

Sans chercher à les définir de façon universelle pour tous, rappelons que le bonheur et l’amour nécessitent le contact, l’ouverture et la fluidité sur le plan corporel, émotionnel et cognitif. En d’autres termes, ils passent par l’acceptation et la bonne gestion des émotions.

Malheureusement, la gestion des émotions en est au stade de l’analphabétisation au niveau mondial dans le sens où très peu de gens connaissent les  7 émotions de base et leurs fonctions par exemple. Même chose quand il s’agit de savoir si une émotion est normale ou parasite, et à quoi ce parasitage est-il dû.

Si l’on considère que la violence peut se définir comme la résultante d’un état où l’on ne sait plus quoi faire, il est inquiétant de constater que la plupart des gens ne savent pas trop quoi faire de leurs émotions et sensations, à part les étouffer à l’intérieur d’eux (d’une manière ou d’une autre) ou de se servir des autres comme poubelle pour cela.


Merci  à l'Organisation Mondiale de la Santé qui m'a permis de vérifier scientifiquement mon intuition